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| Les compulsions alimentaires | |
|---|---|
![]() Les
compulsions alimentaires se présentent sous la forme de la
consommation d'une quantité plus ou moins importante
d'aliments
choisis, mangés rapidement, avec plaisir mais avec un
sentiment
de perte de contrôle. Le plus souvent cette
ingestion se
fait sans faim.
Le sujet a l'impression de ne pas pouvoir ni s'empêcher de manger ni s'arrêter de manger. La question de la recherche de minceur n'est pas au centre des préoccupations du sujet, cependant il est fréquent qu'il supporte mal le poids pris consécutivement aux compulsions. La compulsion alimentaire pathologique se caractérise par la fréquence importante des compulsions, menant à une prise de poids importante associée à une souffrance psychique du fait de la perte de contrôle et de ses conséquences. Les compulsions alimentaires touchent environ 10% de la population française. Il est important de différencier compulsions alimentaires et boulimie, dans la mesure où l'évolution et les risques associés, surtout suicidaires, sont très différents. Alors que dans la boulimie la question de la minceur reste centrale, dans les compulsions alimentaires elle est à l'arrière plan dans la mesure où le sujet, même s'il vit mal sa prise de poids, l'assume comme conséquence indésirable du plaisir pris. Les sentiments de honte et de culpabilité ne sont pas au centre du tableau. |
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| Le grignotage pathologique | |
Le grignotage pathologique se caractérise par une prise alimentaire en dehors des repas, allant jusqu'à s'étendre sur la journée entière. Le sujet mange, la plupart du temps sans y penser, de petites quantité d'aliments à la fois qui, s'accumulant, vont constituer de gros volumes en fin de journée. Ces aliments sont généralement des aliments prêts à manger qui ne nécessitent aucune préparation, par exemple des biscuits, des chips, des mélanges apéritifs, chocolat... Cette prise alimentaire se déroule le plus souvent de manière automatique, sans y penser réellement, sans que le grignoteur prenne conscience des quantités ingérées. Elle est généralement simultanée avec une autre activité qui, elle, mobilise toute l'attention, l'exemple princeps en est la télévision. Le grignotage pathologique se différencie d'un grignotage banal par le fait qu'il combine la compensation d'un mal-être et une prise de poids significative et durable. Le grignotage pathologique compense sans le résoudre, voire en l'aggravant par es conséquences de la prise de poids, un malaise existentiel de type anxieux ou dépressif. |
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| Les dysfonctionnements alimentaires mineurs | |
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La
réduction alimentaire apparaît le plus souvent
à l'age
pré pubertaire, elle consiste en une période de
restriction alimentaire fréquente, peut-être
même
habituelle. La restriction peut être soit globale
ou
sélective en réponse à des facteurs de
l'environnement, lectures, conseils, etc.
Ces réductions restent généralement limitée dans le temps et peu d'entre elles évoluent vers une véritable anorexie mentale. Il convient cependant de rester vigilant et de surveiller l'évolution particulièrement en cas d'amaigrissement et/ou d'augmentation de la réduction alimentaire. Perturbations
qualitatives
Certains
dégoûts alimentaires peuvent être
considérés
comme normaux ou du moins plus précisemment pour reprendre
une
terminologie plus spécifique "névrotico-normaux".
Ces
dégoûts alimentaires sont
déterminés en grande
partie de manière culturelle, par chaque époque
dans
chaque civilisation. Un grand nombre de ces
dégoûts ont des
origines religieuses même si la signification initiale s'en
est
perdue. Nous en donnerons comme exemple le serpent qui n'est pas
considéré comme comestible en occident alors
qu'il est
couramment consommé en Asie et
considéré comme un
met de choix.
Il faut noter à cet égard que notre civilisation a elle même changé par rapport à des temps plus anciens. Actuellement, par exemple nous sommes passés quant à la viande d'un abord zoophage (qui considère l'animal dans son entier) à l'époque du moyen age à un abord sarcophage (qui ne veut surtout pas voir dans le morceau de viande l'animal qui l'a produit) Nos dégoûts alimentaires concernent le plus souvent les abats, les mets trop odorants ( fromages), les mets chargés symboliquement (le lait, le "gras" ), moins souvent les légumes. Dans certains cas l'aspect légèrement névrotique est facile à repérer, dans d'autres il est beaucoup plus mystérieux. Ces dégoût alimentaires, même si leur fondement pathologique existe, ne méritent d'attention que s'ils entravent gravement l'épanouissement et la vie quotidienne. Par contre, dans le cas où de telles pratiques deviennent systématiques, extrémistes, voire bizarres pour certains adolescents, la question doit se poser d'investissements délirants de la nourriture et dans ce cas la consultation doit être conseillée, surtout si un tel dérèglement entraîne un amaigrissement. Le végétarisme se situe à part, dans un contexte éthique et philosophique. Tant que le régime inclut les produits laitiers de manière équilibrée, le risque est réduit. Par contre, le végétalisme, où seuls des aliments d'origine végétale sont consommés, peut entraîner des carences importantes puisque certains acides aminés et certaines vitamines ne sont pas présentes dans les végétaux. De plus, les raisons que se donnent le sujet pour adopter un comportement alimentaire aussi contraignant doivent être examinées avec soin, dans la mesure où parfois elles peuvent être délirantes, mais aussi où il existe de rares cas où le végétalisme a été une manière de débuter une anorexie mentale. |
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